Revue littéraire: Antispéciste d’Aymeric Caron (en dédicace Jeudi 2 juin à la FNAC de Rennes à 17h30! )

Aujourd’hui je suis ravie de vous parler du dernier livre d’Aymeric Caron, « Antispéciste ». Végétarien et maintenant végétalien très médiatique, l’ancien chroniqueur et journaliste d' »On n’est pas couchés » livre à travers cet ouvrage un essai saisissant sur une pensée qui gangrène nos modes de vies, mais pas seulement: la société toute entière.

En effet, A.Caron s’attaque au sujet du spécisme, notion qui ne signifie pas grand chose au plus grand nombre y compris à moi-même il y a encore quelques semaines. Il s’agit de considérer qu’un ordre hiérarchique naturel existe entre les humains (qui seraient bien sûr en haut de la pyramide) et les animaux qui eux seraient situés en contrebas… à l’exception des animaux de compagnie. L’auteur s’oppose bien évidemment à cette vision dès la 1ère page de couverture: « Antispéciste ».

Ce qui est intéressant dans cet essai, c’est la dimension philosophique qui y est accolée: Caron ne se contente pas d’argumenter ses propos de faits, il nous soumet, nous lecteurs, à nos propres contradictions, en convoquant notamment nos convictions. Nous qui nous sentons si inébranlables les concernant, nous nous rendons compte, du fait de son analyse -j’allais dire jeux de pensée- qu’il est loin d’être facile de conserver une ligne de conduite éthique toujours constante. L’exemple est flagrant concernant notre attachement vis à vis des animaux dits « de compagnie »; l’auteur nous expose les caractères de sensibilité et de modes de vie similaires entre les cochons et les chiens par exemple. Il arrive ainsi à nous faire prendre compte du caractère suranné de ces représentations, qui sont avant tout culturelles. L’exemple de la vache est toujours pertinent: adulée en Inde, mangée en Europe…

Aymeric Caron va loin et tant mieux, quand il dévoile dans la 2ème partie de son ouvrage, un vrai programme politique, au sens noble du terme: comment repenser le vivant dans sa globalité? Réintroduire les notions de bonheur individuel et collectif dans la société qui est dominée par une vision capitaliste caduque paraît être un impératif dominant pour l’auteur; il n’oublie pas de dézinguer au passage une classe politique blazée de l’intérêt collectif, car trop occupée à sa propre réélection. En découle une vision vieillotte et à court-terme. C’est un vrai coup de balai que Caron propose de passer, remettant les citoyens au coeur du débat, tout en vulgarisant et en rendant accessibles les données qui permettraient un jugement juste et une vraie démocratie.

Même si l’ouvrage se veut partial, l’auteur est toujours dans une dynamique d’argumentation qui saura également ravir les détracteurs prêts à mettre leurs propres arguments  à rude épreuve.

Pour ceux que ça intéresse, je me rendrais avec ma voiture à Rennes pour la dédicace de jeudi. Il me reste 2 places si des personnes sont intéressées 🙂

Merci de m’avoir lue 🙂

 

 

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